Abstract: Interroger le futur des soins depuis les crises actuelles nécessite de reconnaître la transversalité des (non-)vies, toutes poreuses aux violences climatiques, sociales et économiques. En s'appuyant sur un corpus littéraire et philosophique, cet article envisage le ça comme un pronom accueillant l'impersonnel et l'indéterminé au cœur de la clinique. La pensée d'un ça qui soigne n'interchange pas les individualités concernées, mais aménage la possibilité d'être déjà l'autre, dans une vulnérabilité relative au monde. De « vert » à « vers », une trajectoire s'esquisse qui réitère l'urgence d'autres réponses éthiques et esthétiques face à la faillibilité de nos systèmes organiques et politiques.
Jennifer Bélanger (Mon,) studied this question.