Le dix-septième siècle, véritable âge d’or de l’art méditatif, voit un foisonnement de modèles de méditation, de manuels d’instruction ainsi que des traités de méditations pour un public réformé protestant. Méditer est alors considéré comme un devoir quotidien pour tous les réformés, quels que soient leur sexe, leur éducation et leur condition. Or la vogue de la méditation en tant que phénomène religieux, culturel et littéraire en Angleterre au XVIIe siècle n’a fait l’objet que de peu d’études complètes à ce jour et la participation des femmes tend à être marginalisée. Cette thèse a pour but de combler cette absence et de cerner la contribution des femmes à la tradition méditative de l’Angleterre du dix-septième siècle. Malgré les préjugés genrés sur l’intellect féminin, leur participation était encouragée et on constate une croissance exponentielle des textes de méditation écrits par des femmes au cours du siècle. Cette thèse montre que les femmes étaient bien conscientes des enjeux littéraires, épistémologiques et religieux inhérents à l’écriture méditative et que le mode de pensée méditatif leur permet d’affirmer leur autorité spirituelle.
Emma Bartel (Fri,) studied this question.