Résumé Cet article présente la première étude contemporaine de l'évolution de la villégiature sur les terres privées et publiques du Québec. Notre analyse révèle une importante diminution du nombre de chalets et rend compte des mutations géographiques considérables qu'a connues la villégiature résidentielle depuis 1980. Si l'expansion fulgurante du nombre de chalets situés non loin des centres urbains, de 1950 à 1980, a pu laisser croire qu'un processus de démocratisation de la villégiature était en cours, nos données témoignent du retour de la villégiature élitiste, comme celle qui prévalait à la fin du XIX e siècle. Celui‐ci se traduit par un accroissement des inégalités d'accès et une marchandisation accrue du territoire naturel à proximité des centres urbains du Québec, mais aussi par l'émergence d'une géographie de plus en plus contrastée entre villégiature sur terres privées et villégiature sur terres publiques.
Sébastien Rioux (Sun,) studied this question.