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RésuméOn ne saurait considérer le syndrome du survivant comme une simple fonction-écran reliée à un traumatisme antérieur ou comme la réverbération d'une névrose infantile. Il n'est pas du tout comparable à la névrose traumatique ordinaire chez l'adulte.La traumatisation massive et prolongée peut produire des modifications durables de la personnalité, sans même qu'il y ait pathologie sous-jacente ou pré-existante, en suscitant une régression marquée, non typique, et, dans cet état, la fixation secondaire surgit. L'appareil mental est pris au piège dans un tel état de régression, la trappe même étant la dépression totale et les processus d'endeuillement, ainsi que le flux d'excitation, lequel doit être évité à tout prix.L'auteur avance que le mécanisme des modifications de la personnalité, dans le syndrome du survivant, se réalise selon des principes et des critères semblables et comparables à ceux qui existent dans le processus psychanalytique (milieu spécial, communications émotives intenses, état de régression, durée prolongée).Les modifications pathologiques épuissent les énergies de l'ego, rendues disponibles pour le maintien d'un équilibre instable.Les difficultés qu'offre le traitement comprennent les entraves à une existence nouvelle et de graves problèmes de transférence et de contre-transférence.Bien que de telles épreuves soient graves pour quiconque, le degré d'atteinte qui demeure dépend de la gravité et de la durée du stress et des traumatismes, l'âge auquel ils se produisent et leur enchâssement dans les facteurs culturels. Une pathologie déjà existante peut dénaturer le tableau clinique définitif, mais le syndrome du survivant peut évoluer indépendamment et il présente habituellement un tableau d'une uniformité saisissante, où la pathologie pré-existante peut s'estomper.
Erwin K. Koranyi (Tue,) studied this question.