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RésuméUn des aspects les plus troublants de la pratique psychiatrique consiste dans le fait qu'une proportion notable des malades qui désirent de l'aide ne se rendent pas au premier rendez-vous fixé. Parmi ceux qui se présentent, un grand nombre abandonnent en outre le traitement après quelques visites. Le pourcentage de ceux qui suivent régulièrement un traitement va ainsi en diminuant.Les malades qui abandonnent le traitement proviennent en général de milieux défavorisés, et ont subi, au cours de leurs existences, des échecs répétés. On les a, la plupart du temps, envoyés suivre un traitement sans qu'ils aient d'eux-mêmes sollicité de l'aide. L'attitude qu'un thérapeute adopte à l'égard de ses malades peut exercer une influence marquée sur les proportions des retours. Le fait de ne pas estimer correctement les besoins du malade, ou de ne pas soulager les symptômes dont il souffre, risque sérieusement de le décourager de revenir. Les méthodes de traitement tendent, en psychiatrie, à devenir toujours moins spécifiques; elles comprennent un grand nombre de modalités appartenant aux domaines de la psychologie ou du comportement, ainsi qu'aux secteurs sociaux et médicaux. Lorsque les traitements deviennent plus spécifiques, la proportion de malades qui continuent à les suivre est en augmentation.Nous avons besoin de mieux connaître les raisons pour lesquelles les malades cessent de se présenter et les pronostics qui les concernent. Nous estimons qu'il convient, pour évaluer l'efficacité des traitements, de prendre en considération aussi bien les malades qui abandonnent, que les succès et les échecs des traitements eux-mêmes.
Rosenberg et al. (Fri,) studied this question.