Ce commentaire vise à analyser de manière critique la médicalisation croissante de la pauvreté et de la détresse sociale dans le système de santé canadien, ainsi que ses conséquences sur l’équité en santé et la pratique clinique. Une analyse narrative fondée sur des données canadiennes provenant de Statistique Canada, de Santé Canada et de la littérature médicale évaluée par les pairs permet d’examiner les liens entre pauvreté, utilisation des services de santé et politiques publiques. Les données montrent que la pauvreté est de plus en plus abordée comme un problème clinique, entraînant une utilisation accrue et souvent évitable des services de santé, une surcharge des soins primaires et un épuisement professionnel des cliniciens. La médicalisation de la pauvreté constitue une réponse inefficace à un problème structurel. Une démédicalisation stratégique, soutenue par des politiques sociales robustes, est essentielle pour améliorer durablement la santé des populations canadiennes.
Yanis Amroun (Wed,) studied this question.