Dans un contexte de mondialisation accélérée et d’hégémonie anglo-américaine, l’usage de l’anglais dans les institutions françaises connaît une progression notable, y compris dans les domaines traditionnellement associés à la défense de la langue française. Cet article analyse cette évolution à travers le prisme de la diplomatie culturelle, avec une analyse qui repose sur un corpus de discours présidentiels et de documents institutionnels en s’intéressant particulièrement à la présidence d’Emmanuel Macron. L’anglais y est mobilisé comme outil d’attractivité, de modernité et de soft power, mais cette stratégie soulève des tensions identitaires et symboliques. S’appuyant sur les travaux de Joseph Nye, Pierre Bourdieu et Christian Raffestin, cette étude explore les enjeux liés au capital linguistique, à la recomposition des hiérarchies sociales et à la domination symbolique. L’analyse met en lumière une inflexion stratégique : la promotion de la culture française ne passe plus exclusivement par la langue nationale, mais par une adaptation pragmatique aux logiques globales. Ce choix contribue à redéfinir le rôle de la France dans la diplomatie mondiale, tout en fragilisant les fondements de la francophonie. En conclusion, l’article interroge l’émergence d’une « post-francophonie stratégique », où la défense de l’identité linguistique cède le pas à une vision utilitaire du multilinguisme et à la recherche de visibilité internationale. This article was published open access under a CC BY-NC-ND licence: https://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/ .
Hadi Dolatabadi (Wed,) studied this question.
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