Malgré des évolutions dans l’enseignement de l’orthographe, fondées sur les apports des recherches didactiques, l’orthographe grammaticale reste un point de fragilité à la fin de l’école primaire, notamment lorsque les accords portent sur des marques inaudibles ou apparaissent dans des structures syntaxiques complexes. Cette étude vise à mieux comprendre les facteurs linguistiques qui conditionnent la difficulté orthographique d’un item, en analysant les effets croisés de la fréquence, de la catégorie grammaticale et de la structure morphosyntaxique. L’analyse porte sur une dictée administrée à 315 élèves de CM1, complétée par un recueil de justifications métalinguistiques. Les résultats montrent que les trois variables sont des prédicteurs significatifs de la difficulté, avec des effets de poids différenciés, et que le raisonnement morphosyntaxique se révèle plus efficace pour les structures plus complexes. Ces données suggèrent des leviers didactiques fondés sur la diversification lexicale et la variation des structures syntaxiques, visant le développement du raisonnement grammatical et de la compétence orthographique des élèves.
Sinelle et al. (Mon,) studied this question.