Le postsocialisme a entraîné une reconfiguration massive des paysages mémoriaux dans les pays d'Europe centrale et orientale. Bien que le retrait des monuments et le changement de nom des lieux aient été largement étudiés par des chercheurs en mémoire sociale, la façon dont ces changements mnésiques ont été reçus par les personnes ordinaires n'a pas suscité l'attention académique. En s'appuyant sur un ensemble de données quantitatives originales dérivées d'une enquête sociologique à l'échelle nationale (N = 1156), cet article vise à examiner les facteurs façonnant les attitudes des gens envers le retrait des symboles socialistes de l'espace public en Roumanie. La modélisation statistique de ces données par analyse de régression met en évidence que l'acceptation par les participants de la dé-communisation mémorielle de l'espace public en Roumanie varie en fonction des valeurs politiques, de l'ancrage local et des caractéristiques socio-démographiques. Une telle approche quantitative contribue à une meilleure compréhension des transformations postsocialistes de l'espace public et ouvre des pistes d'enquête jusqu'alors inexplorées sur la façon dont les citoyens se rapportent à l'acceptation d'un passé controversé.
Rusu et al. (Fri,) ont étudié cette question.