Contexte : Le cancer du poumon reste la principale cause de mortalité par cancer dans le monde. Le score HALP (hémoglobine, albumine, lymphocytes, plaquettes) intègre l'état nutritionnel, immunitaire et inflammatoire et peut offrir une valeur pronostique. Cette méta-analyse évalue l'association entre le score HALP et les résultats de survie chez les patients atteints de cancer du poumon. Méthodes : Conformément aux directives PRISMA, PubMed, Embase, Web of Science, CNKI, Wanfang et Google Scholar ont été consultés. Les critères d'inclusion couvraient les études d'observation sur le cancer du poumon rapportant des rapports de hasards (HR) pour la survie globale (OS), la survie sans progression (PFS) ou la survie sans maladie (DFS). La qualité des études a été évaluée selon l'échelle Newcastle–Ottawa (NOS). Des modèles à effets aléatoires ont été utilisés pour regrouper les HR (intervalles de confiance de 95 % IC), avec des analyses de sous-groupes et de sensibilité utilisées pour traiter l'hétérogénéité. Résultats : Quatorze études (N = 10 182 patients) ont été incluses. Un score HALP élevé prédisait une OS significativement améliorée dans l'analyse multivariée (HR = 0,56, IC à 95 % : 0,46–0,69, p < 0,001). La réduction du risque de mortalité était de 75 % pour l'OS, probablement en raison de la variabilité des stades et des seuils HALP non standardisés. Un biais de publication a été détecté pour les études sur l'OS (p d'Egger = 0,003). Conclusions : Le score HALP est un biomarqueur pronostique à faible coût et accessible pour le cancer du poumon. Un score HALP élevé prédit de manière indépendante une meilleure OS et PFS mais pas DFS, suggérant une utilité pour la stratification du risque à long terme. Des seuils HALP standardisés et une validation dans des populations diverses sont nécessaires pour une mise en œuvre clinique.
Zhang et al. (Mar,) ont étudié cette question.