Résumé. Des études récentes ont signalé des impacts extrêmes et cumulatifs plus importants provenant de multi-hazards que de dangers uniques en raison des relations complexes entre le danger, l'exposition et la vulnérabilité. Cependant, notre compréhension actuelle des impacts multi-hazards est principalement basée sur des études de cas d'événements individuels. Pour compléter cela, nous examinons les archives de catastrophes de la base de données mondiale des événements d'urgence EM-DAT pour la période 2000-2018. Nous développons un algorithme pour identifier les événements multi-hazards en utilisant des informations sur les dangers associés ainsi que des relations spatiotemporelles entre les archives de catastrophes. Nous constatons que 35 % des événements sont des événements multi-hazards et que 61 % des dangers qui leur sont associés, basé sur un chevauchement spatial d'au moins 50 % et un délai d'au plus 3 mois. Les dangers associés aux événements multi-hazards représentent 78 % des dommages totaux, 83 % des personnes affectées au total et 69 % des décès totaux. Nous comparons également statistiquement les impacts des paires de dangers, des dangers uniques et des combinaisons de deux dangers uniques. L'analyse suggère des motifs distincts d'impacts cumulatifs, qui varient selon le type de danger et d'impact. Nous conceptualisons quatre archétypes (« le tout est plus grand que la somme de ses parties », « le tout est égal à la somme de ses parties », « une partie détermine le tout » et « le tout et les parties sont limités par l'impact total ») pour décrire ces motifs et pour guider l'intégration des interrelations multi-hazards dans les évaluations des risques. Dans tous les archétypes, les paires de dangers ont au moins autant d'impact que les dangers uniques, mais leur impact peut être supérieur, comparable ou inférieur à l'impact combiné de deux dangers uniques. Les incertitudes et les limitations rencontrées dans notre étude soulignent la nécessité de recherches futures pour améliorer les données sur les multi-hazards et leurs impacts.
Jäger et al. (Mon,) ont étudié cette question.