Parmi la large gamme de virus étudiés pour leur éventuelle utilisation comme virus oncolytiques, le reovirus des mammifères a la particularité d'être naturellement oncolytique, sans nécessiter de modification génétique préalable. Depuis les années 1970, on a observé que ce virus a une propension à détruire de manière préférentielle les cellules transformées. Ces observations préliminaires ont été préciseées à la fin des années 1990, et l'idée d'utiliser le reovirus comme virus oncolytique en virothérapie anticancéreuse a rapidement pris de l'essor. Cette revue décrit brièvement les principales étapes du cycle de réplication virale pertinentes pour l'activité oncolytique du virus, ainsi que les stratégies possibles pour une meilleure optimisation de cette activité.
Guy Lemay (Mon,) a étudié cette question.