La demande mondiale croissante de bioplastiques met en évidence la nécessité de sources durables d'amidon, et l'Indonésie dispose d'un potentiel considérable pour la culture de ces matières premières. Bien que le manioc ait été largement promu, la justification scientifique pour lui accorder la priorité par rapport à des alternatives telles que le sagou est limitée. Une distinction importante réside dans le fait que le manioc est cultivé sur des sols minéraux, où de nombreuses cultures alternatives sont viables, tandis que le sagou est cultivé sur des tourbières, où relativement peu de cultures peuvent être menées de manière durable. Cette étude compare les avantages socio-économiques du manioc et du sagou, en tenant compte de leur compétitivité face à leurs principales cultures concurrentes (c.-à-d. le maïs sur sols minéraux et le palmier à huile sur tourbières). Pour les nouvelles plantations, le sagou a généré des bénéfices à l'échelle de l'exploitation plus faibles que le manioc, avec des valeurs actuelles nettes de 1534 EUR/ha et 5719 EUR/ha, respectivement. Cependant, lors de l'intégration de la transformation de l'amidon et des impacts environnementaux, le sagou a procuré des avantages supérieurs à ceux du manioc (4166 EUR/ha contre 3555 EUR/ha). À long terme, le sagou pourrait devenir plus rentable que le manioc en raison de son faible entretien et de l'absence de besoin de replantation. De plus, le sagou offre des avantages sociétaux et environnementaux plus larges, car il prospère sur des tourbières non drainées, pour lesquelles peu d'alternatives existent. Cette étude conclut que le sagou, en tant que culture de paludiculture, constitue une option durable de matière première pour les bioplastiques et peut soutenir la restauration des tourbières.
Sutawijaya et al. (Thu,) ont étudié cette question.