Le présent article de recherche est une tentative d'examiner la représentation de l'hybridité, de la langue et des politiques de traduction dans le roman d'Abdulrazak Gurnah intitulé Afterlives. À travers une analyse textuelle approfondie du roman, il est constaté que Gurnah a dépeint l'hybridité non pas comme une condition coloniale passive mais comme un processus actif de formation identitaire qui remet en question les cadres binaires. L'étude analyse systématiquement diverses scènes importantes du roman où des personnages sont engagés dans un scénario multilingue, et des langues comme le kiswahili, l'allemand, l'arabe et l'anglais sont utilisées pour l'interaction. C'est le reflet des structures de pouvoir coloniales. Les pratiques de traduction stratégiques de Hamza concernant son « faux-semblant de lutter pour comprendre » des documents écrits en allemand tout en travaillant comme interprète révèlent la traduction comme un moyen de résistance plutôt qu'une communication neutre. La recherche discute de la représentation qu'en fait Gurnah de l'acquisition linguistique à la fois comme un outil de domination coloniale et un moyen de connexion personnelle, comme on le voit dans la traduction de la poésie de Schiller pour Afiya par Hamza. La recherche actuelle montre qu'Afterlives est la représentation d'identités hybrides et d'interactions linguistiques comme des processus continus par lesquels les personnes colonisées affirment leur pouvoir au sein de systèmes oppressifs. Elle offre des aperçus vitaux sur la formation de l'identité postcoloniale qui demeurent pertinents dans notre monde globalisé.
Tiwade et al. (Mercredi) ont étudié cette question.