Le retour et la transformation de Boko Haram en une organisation terroriste en 2010 ont présenté à l'État nigérian des défis de sécurité multidimensionnels jamais anticipés. Dans un souci de réaffirmer son autorité politique et de contrer les activités terroristes du groupe djihadiste Boko Haram, le gouvernement a été contraint de faire face à un dilemme fiscal difficile. Naturellement, les mesures anti-terrorisme nécessitent des ressources, et le moyen par lequel les fonds sont alloués aux interventions de lutte contre le terrorisme est le système de budgétisation. L'impératif sécuritaire de neutraliser Boko Haram a faussé la composition des dépenses publiques du gouvernement en raison d'un financement accru de la sécurité. Cela a considérablement augmenté les dépenses de défense au détriment d'autres secteurs importants nécessaires au développement humain. Un financement élevé du secteur de la sécurité a créé une économie de guerre, prolongeant ainsi la durée du conflit. L'article soutenait que l'État doit aborder les problèmes endémiques du conflit, tels que la mise en œuvre d'une stratégie de développement massive pour le nord, la fourniture de troupes bien formées et équipées, et garantir des dépenses transparentes.
Joseph Onwuamaeze Megwalu (Mercredi) a étudié cette question.