Résumé Cette étude explore deux modèles narratifs distincts au sein du romantisme hongrois, en soulignant les influences du premier romantisme allemand et de la pensée des Lumières. Le Modèle Déterministe, ancré dans l'essai de 1818 du comte József Teleki, considère le romantisme comme un changement historicisé et anthropologique, motivé par l'introduction de la pensée chrétienne. Teleki, s'inspirant de Schiller et des romantiques allemands comme Schlegel et Jean Paul, oppose la naïveté grecque à la solennité chrétienne, présentant la condition humaine comme marquée par un manque existentiel et un désir de plénitude. Ce paradigme déterministe met en lumière la tension entre l'existence terrestre finie et le royaume spirituel infini, façonnant les aspirations individuelles et collectives à la perfection. Ce modèle se manifeste dans la littérature hongroise du début du XIXe siècle, notamment dans les œuvres de Kölcsey et Vörösmarty, à travers des thèmes de désir inextinguible et de souffrance métaphysique. Le Modèle d'Autonomie, inspiré de l'interprétation du romantisme par Meyer H. Abrams, suggère que la sécularisation post-kantienne a redéfini l'héritage judéo-chrétien, séparant sa structure spirituelle de son contenu théologique. Ce modèle met en avant la quête d'autonomie du soi, reflétant la dualité de la nature humaine et la lutte pour la transcendance sans cadres religieux. La poésie néo-mythologique de Vörösmarty illustre cette approche, intégrant aspirations nationales et séculaires dans la recherche romantique de sens. L'étude soutient que le romantisme hongrois naviguait entre ces deux paradigmes, négociant la tension entre le déterminisme historique et le désir d'autodétermination dans un univers désacralisé.
Róbert Milbacher (ven.) a étudié cette question.
Synapse has enriched 5 closely related papers on similar clinical questions. Consider them for comparative context: