RÉSUMÉ Contexte : Bien qu'aucune donnée fiable ne le confirme, les habitudes alimentaires au Punjab passent rapidement vers des aliments plus transformés, riches en graisses, en sucres et en sel. Ainsi, la pandémie de maladies non transmissibles associées au syndrome métabolique (MetS) est en pleine expansion chez les individus d'âge moyen. Parallèlement, il existe peu de preuves régionales sur la relation entre la qualité nutritionnelle changeante et les conséquences sur la santé métabolique. Méthodes : Une enquête transversale a été réalisée auprès de 845 adultes d'âge moyen de 35 à 59 ans provenant des zones urbaines et rurales du Punjab en utilisant un questionnaire structuré sur une échelle de Likert. Le questionnaire comprend des sections qui évaluent l'alimentation, l'activité physique, les comportements de style de vie et la sensibilisation à la santé métabolique. Des statistiques descriptives, des tests du chi carré et des régressions logistiques ont été utilisés pour analyser la relation entre le comportement nutritionnel et l'existence des composants du MetS. L'étude visait à évaluer la santé métabolique en fonction de la présence d'obésité, d'hypertension, de dyslipidémie et d'hyperglycémie parmi les participants. Résultats : 57,4 % des répondants consommaient régulièrement des aliments riches en sucres et 64,2 % avaient une faible activité physique. Le MetS a été diagnostiqué chez 38,5 % des répondants, étant plus fréquent chez les résidents urbains (45,6 %) que chez les résidents ruraux (32,1 % ; P < 0,05). Il y avait une association statistiquement significative entre la consommation fréquente de fast-food et le risque de MetS P < 0,01. Un répondant qui a déclaré être conscient des dangers alimentaires avait moins de chances d'avoir un MetS, avec un ratio de cotes (intervalle de confiance à 95 %) : 0,71 (0,52–0,97). Conclusion : L'étude révèle un lien fort entre l'évolution des habitudes alimentaires et l'augmentation de la prévalence du MetS chez les individus d'âge moyen au Punjab. Les résultats soulignent l'urgence de mettre en place des initiatives de santé publique axées sur l'éducation nutritionnelle et la promotion de pratiques de vie plus saines dans toute la région.
Monday et al. (Mercredi) ont étudié cette question.