La résistance aux antimicrobiens est un défi mondial majeur, et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) promeut la classification Access, Watch et Reserve (AWaRe) pour soutenir l'utilisation rationnelle des antibiotiques. Au Kazakhstan, la prescription irrationnelle reste courante, et la pandémie de COVID-19 a intensifié le mauvais usage des antibiotiques à large spectre. Une étude rétrospective dans un hôpital d'Aktobe (2019–2021) a analysé l'utilisation des antibiotiques à partir des dossiers pharmaceutiques et médicaux en utilisant la méthodologie Anatomical Therapeutic Chemical/Defined Daily Dose (ATC/DDD), avec une catégorisation selon la classification AWaRe de l'OMS. L'analyse a révélé une prédominance persistante des antibiotiques « Watch », en particulier les céphalosporines, les fluoroquinolones et les carbapénèmes, dont l'utilisation a intensifié pendant la pandémie de COVID-19. La part des antibiotiques « Access » est restée bien inférieure à l'objectif recommandé de 60 % par l'OMS, fluctuant entre 24 % et 27 % au cours de la période d'étude. Les antibiotiques de réserve n'ont pas été prescrits. Les résultats révèlent des lacunes dans la gestion des antibiotiques au Kazakhstan : une dépendance excessive aux antibiotiques « Watch » et une sous-utilisation des médicaments « Access », contrairement aux directives de l'OMS. La mise en œuvre du cadre AWaRe avec des objectifs nationaux et un suivi est essentielle, et l'étude ajoute une preuve régionale au discours mondial sur la RAM, soulignant la nécessité de politiques plus strictes, en particulier pendant les pandémies.
Balapasheva et al. (Mon,) ont étudié cette question.
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