La Confrontation Indonésie-Malaisie, qui s'est déroulée de 1963 à 1966 et est également connue sous le nom de Konfrontasi, a marqué un moment décisif dans le développement postcolonial de l'Asie du Sud-Est, façonné par la rivalité idéologique, l'insécurité régionale et la géopolitique de la Guerre froide. Initié par l'opposition de l'Indonésie à la formation de la Malaisie, le conflit s'est déroulé à travers des propagandes nationalistes, des opérations militaires transfrontalières à Bornéo, et des manœuvres diplomatiques stratégiques par des acteurs régionaux et internationaux. Bien que les travaux existants aient examiné la Konfrontasi à travers diverses lentilles disciplinaires, la synthèse complète demeure limitée. Cette étude entreprend une revue systématique de la littérature pour intégrer des perspectives académiques clés sur les dimensions politiques, militaires et diplomatiques de la Konfrontasi, en mettant particulièrement l'accent sur son impact sur la stabilité régionale et la formation des États. Nous avons obtenu une littérature pertinente de 1960 à 2025 à partir de JSTOR, SAGE Journals, Taylor et Francis, et Google Scholar, en utilisant la méthodologie PRISMA. Six études méthodologiquement robustes ont été identifiées et évaluées à l'aide de l'outil d'évaluation des méthodes mixtes (MMAT). Ces travaux abordent des thèmes interconnectés, y compris la doctrine britannique de contre-insurrection, les alignements de la Guerre froide, la rhétorique nationaliste indonésienne, l'engagement militaire australien via l'Accord de défense anglo-malaisien (AMDA), la résistance dirigée par des civils dans les zones frontalières de Sarawak et Sabah, et la diplomatie d'élite culminant dans l'Accord de Bangkok de 1966. Les résultats montrent que bien que la Konfrontasi ait tendu les relations bilatérales et déstabilisé la région, elle a paradoxalement contribué à l'émergence d'un régionalisme institutionnel, notamment à travers la fondation de l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) en 1967. L'héritage du conflit perdure dans l'architecture diplomatique de l'Asie du Sud-Est, renforçant les principes de non-ingérence, de consensus régional et de coopération en matière de sécurité multilatérale.
Ahmad Ali (Sun,) a étudié cette question.