Après le retrait de l'État ottoman de la Roumélie, les communautés turques et musulmanes restées dans les Balkans ont cherché à continuer les institutions ottomanes traditionnelles ou à en créer de nouvelles. Le traité d'Istanbul signé entre l'État ottoman et la Bulgarie en 1913, le traité d'Athènes avec la Grèce, et le traité d'Istanbul signé avec la Serbie en 1914 ont régulé le statut des communautés et fondations musulmanes existantes dans ces pays. L'établissement d'institutions où l'éducation nécessaire serait fournie pour répondre au besoin des musulmans en « muftis » et « nüvvâbs » (muftis actuels) a également été résolu par ces accords. De plus, avec la signature du traité de Lausanne le 24 juillet 1923, la Thrace occidentale a acquis un nouveau statut. La Partie I, Section III du Traité intitulée « Dispositions politiques » contient des dispositions définissant les statuts des minorités sous le titre « Protection des minorités ». Le droit d'ouvrir, de superviser et de gérer leurs propres écoles appartient aux minorités. Conformément à ce traité, les écoles établies en Thrace occidentale auront le statut de minorité et seront gérées par des comités scolaires élus par la communauté turque. Dans cette étude, les institutions éducatives en Thrace occidentale, notamment la Medrese-i Hayriyye, sont décrites sous l'angle de leur histoire, gestion, structures financières, éducateurs et programmes éducatifs.
Halit Eren (Mon,) a étudié cette question.