Le Canada est souvent reconnu comme l'une des nations les plus progressistes au monde en ce qui concerne l'acceptation des réfugiés et le multiculturalisme comme politique nationale. Cependant, l'histoire plus longue de la gestion des frontières sur la base de la race ne peut être ignorée. En nous concentrant sur le régime frontalier canadien contemporain, nous posons la question suivante : comment la frontière canadienne est-elle financée et maintenue, et comment les pratiques de cette frontière impactent-elles matériellement les vies des personnes racialement marginalisées autorisées à entrer au Canada ? Nous répondons à ces questions comme suit : premièrement, nous examinons l'infrastructure de financement public de la frontière, par laquelle nous entendons le budget national pour la protection de la frontière et la police de ceux jugés illégaux ou irréguliers. Deuxièmement, nous interrogeons comment l'État canadien permet et facilite l'exploitation des travailleurs migrants racialement marginalisés qui sont autorisés à entrer dans la nation, au bénéfice des entreprises et des émetteurs de crédit. À travers cette analyse en deux volets, nous soutenons que la frontière canadienne et le régime d'immigration illustrent un État capitaliste racialisé qui fonctionne pour (1) exclure les personnes indésirables de la nation, (2) faciliter l'exploitation du travail à bas salaire, et (3) intégrer les migrants racialement marginalisés dans des systèmes plus larges de crédit et de dette.
Bhagat et al. (jeu,) ont étudié cette question.
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