Les croyances religieuses et morales influencent de manière significative les décisions quotidiennes, allant des choix alimentaires et des codes vestimentaires à la conduite professionnelle et aux décisions médicales. Cet article examine l'approche de la Cour européenne des droits de l'homme dans les affaires où des choix motivés par la foi ou la morale sont en conflit avec les cadres juridiques. Il met en lumière la lecture restrictive de l'article 9 de la CEDH par la Cour, qui limite la protection principalement au culte, à l'enseignement et à l'observation. Il explore également le traitement des lois neutres qui interfèrent avec ces choix. Enfin, l'article appelle à une doctrine plus nuancée et cohérente - qui reconnaît pleinement la complexité de l'expression religieuse, y compris les pratiques motivées par la foi qui ne sont pas strictement religieuses, et garantit que toute restriction est justifiée par des raisons impérieuses et proportionnées.
María Alejandra Vanney (Mon,) a étudié cette question.