Cette étude se concentre sur la déclaration provocante « le théâtre est une invention blanche » avancée par la célèbre actrice britannique, Janet Suzman. Cette affirmation, considérée comme discriminatoire et racialisée, amène l'étude à explorer l'histoire du théâtre et les performances résultant des interactions entre l'Est et l'Ouest. L'objectif principal est de contester et de réfuter l'idée que le théâtre est intrinsèquement associé à une race particulière, spécifiquement « blanche » dans ce contexte, tout en excluant ou en niant les contributions d'autres. La discussion se concentre sur deux pièces de théâtre différentes, illustrant le parcours intergénérationnel, interculturel et international du patrimoine théâtral et montrant l'attrait durable et la pertinence des formes théâtrales plus anciennes. Dans la pièce Death and King’s Horseman de l'auteur nigérian Wole Soyinka, le mosaïque des rituels subjectifs de la tribu Yoruba et des techniques théâtrales postmodernes est discutée. Dans la pièce Hakawatis : Women of Arabian Nights de l'autrice palestino-irlandaise Hannah Khalil, la fusion de divers éléments artistiques, techniques de narration et styles de performance issus de cultures variées est reflétée à travers les récits de la culture arabe et musulmane. Les deux pièces témoignent du parcours transfrontalier du théâtre, soulignant l'historicité interactive des civilisations orientales et occidentales, et clarifient que le théâtre a une riche histoire d'échanges culturels et de pollinisation croisée. Dans le même temps, les deux pièces concluent que le théâtre transcende les frontières nationales et est une forme d'art mondiale, et soulignent la nature dynamique et en constante évolution de cette forme d'art. Elles mettent en lumière comment le théâtre continue de connecter les gens à travers les générations, les cultures et les frontières tout en célébrant son histoire riche et diverse.
Un Sun, étude a étudié cette question.