Résumé Contexte L'anorexie mentale (AN) est étroitement associée à la schizophrénie. Une récente méta-analyse a rapporté que la comorbidité des troubles alimentaires et des troubles psychotiques est d'environ 8 %, suggérant un lien potentiel entre les deux. Cependant, les caractéristiques et la gestion des patients atteints d'AN qui développent par la suite une schizophrénie restent insuffisamment explorées. Présentation du cas Nous rapportons le cas d'une femme de 17 ans souffrant d'AN depuis l'âge de 11 ans. Malgré plusieurs hospitalisations et interventions comportementales, elle a persisté dans une alimentation restrictive. De plus, elle a présenté une dysrégulation émotionnelle, de l'irritabilité et un comportement auto-destructeur, ce qui a conduit à l'initiation d'un traitement à faible dose de rispéridone. À 16 ans, elle a développé des délires de persécution et des hallucinations auditives, aboutissant à un diagnostic de schizophrénie. Notamment, ses troubles alimentaires se sont résolus après l'apparition des symptômes psychotiques. Avec une dose plus élevée de rispéridone, sa psychose s'est améliorée, et elle est restée stable sans rechute ni perte de poids significative pendant plus d'un an. Conclusion Ce cas illustre la relation potentielle entre l'AN et la schizophrénie, suggérant que l'AN pourrait représenter une phase prodromique de la schizophrénie. Notre revue de la littérature indique que le moment et la nature des symptômes psychotiques peuvent aider à différencier la psychose liée à l'AN de la schizophrénie. Le cas suggère également que l'AN et la schizophrénie peuvent exercer des effets mutuellement inhibiteurs l'un sur l'autre, influençant potentiellement leurs cours respectifs.
Suzuki et al. (Mer,) ont étudié cette question.