Les introductions d'espèces sont largement rapportées comme une menace majeure pour la conservation de la biodiversité dans les sites Natura 2000. Lepomis gibbosus a été introduit en Europe à la fin du 19ème siècle et est actuellement classé comme Espèce Alien Invasive d'intérêt pour l'Union. Pour évaluer son impact potentiel sur les communautés d'eau douce indigènes de Chypre, nous avons étudié la distribution et le régime alimentaire des Lepomis gibbosus dans 21 sites Natura 2000. Le Lèvres-de-pumpkin a été trouvé dans 15 des 22 réservoirs sondés (68,2 %), tandis qu'il n'a été enregistré que dans quatre des 26 rivières étudiées (15,4 %), probablement en raison de la disponibilité en eau, des contraintes d'habitat et des barrières physiques. Dans l'ensemble, ce poisson non indigène a été enregistré dans 12 sites Natura 2000 (57,1 %). L'analyse du régime alimentaire a montré une préférence pour les larves de chironomes, les mollusques et les crustacés, avec des preuves de changements alimentaires ontogénétiques. Les poissons étaient une proie mineure, tandis qu'il n'y avait aucune preuve de prédation sur les reptiles ou les amphibiens, suggérant que l'impact des Lepomis gibbosus sur la conservation des vertébrés aquatiques indigènes pourrait être négligeable. Les enquêtes ont également permis d'enregistrer plusieurs espèces de poissons non indigènes, y compris certains prédateurs, par exemple le black-bass à grande bouche Micropterus salmoides, le sandre Sander lucioperca et le poisson-chat Ictalurus punctatus, dont le régime alimentaire et l'impact potentiel devraient être soigneusement évalués. Cette étude souligne l'importance du suivi pour atténuer la propagation des poissons non indigènes et soutenir la conservation dans les zones protégées.
Papatheodoulou et al. (Mon,) ont étudié cette question.
Synapse has enriched 5 closely related papers on similar clinical questions. Consider them for comparative context: