La musique est souvent utilisée lors d'événements politiques, pour induire des émotions de groupe et renforcer le sentiment d'appartenance, l'énergie et la conviction. La réforme judiciaire promue par le gouvernement israélien en 2023 a suscité une forte opposition et des manifestations massives hebdomadaires. Bien que les opposants et les partisans de la réforme représentent deux groupes en conflit, les deux se considèrent comme faisant partie de la société israélienne commune. Deux études ont examiné si les chansons de « protestation » et d'« unité », soulignant respectivement la distinction de groupe ou les points communs, influencent les émotions liées au groupe ingroup israélien commun, et si ces émotions influencent la polarisation affective, la dépolarisation et la volonté de compromis. L'étude 1 a trouvé que les chansons de protestation évoquent des émotions négatives, entraînant une polarisation accrue, tandis que les chansons d'unité créent des émotions positives, encourageant la dépolarisation et le compromis. L'étude 2 a montré que la musique évoque des émotions plus fortes que des textes similaires, les chansons influençant significativement les attitudes intergroupes. Les résultats suggèrent que la musique a un impact indirect sur les attitudes en générant des émotions, au-delà du contenu des paroles.
Ziv et al. (Ven,) ont étudié cette question.