Le transfert d'électrons (ET) entre les protéines redox est un processus essentiel dans les chaînes de transport respiratoires et photosynthétiques. Bien que l'ET intra-protéique soit bien caractérisé, les méthodes expérimentales pour étudier l'ET inter-protéique sont limitées par la présence du solvant et par la nature transitoire de l'interaction protéine-protéine et de l'événement d'ET, qui sont moyennés dans les ensembles de protéines. Connecter des partenaires protéiques redox précisément orientés aux électrodes à l'échelle nanométrique d'un microscope à effet tunnel électrochimique permet d'enregistrer la dépendance temporelle et spatiale du courant qui s'écoule entre eux. Ces méthodes ont révélé que le courant s'écoulant entre des paires de protéines individuelles s'étend au-delà des distances de tunnel et qu'il est électrochimiquement régulé. Cependant, le mécanisme correspondant et l'identité des porteurs de charge en solution aqueuse restent à élucider. Pour déterminer les espèces impliquées dans le transport de charge à longue distance entre les protéines partenaires redox Cc et Cc1 de la chaîne respiratoire, des enregistrements sont effectués en fonction du pH, dans des solutions d'eau lourd et dans des solutions dégazées. On observe que l'étendue spatiale et la régulation électrochimique des courants à longue distance sont réduites à un pH élevé, dans de l'eau lourde, et à faible concentration en oxygène, montrant que les courants sont assistés par des anions superoxyde et par des protons.
Lagunas et al. (Ven,) ont étudié cette question.