Bien que de nombreuses arts martiaux incluent la méditation dans leur pratique, certains sont considérés comme étant essentiellement des exercices spirituels. De plus, dans une variété de traditions religieuses, certaines formes de prière et de méditation sont conçues comme une préparation à l'engagement dans le "combat spirituel". Ces pratiques sont conçues pour améliorer notre capacité à contrôler notre attention, pour la défendre contre des forces qui tentent de la capturer. Je soutiens dans cet essai que cette capacité est moralement significative. Notre comportement est le plus souvent soumis à une évaluation éthique quand il est délibéré, c'est-à-dire dans des instances où nous portons une attention soigneuse à ce que nous faisons. De plus, prêter attention est en soi une sorte d'action, quelque chose que nous pouvons faire mal ou bien, ou que nous pouvons complètement ne pas faire. Simone Weil et Iris Murdoch ont fait de cette dernière affirmation le centre de leur philosophie, l'intuition fondamentale qui sous-tend une "éthique de l'attention". Mon objectif dans cet essai est d'explorer la relation entre la spiritualité martiale et une éthique de l'attention. Dans ce but, les pragmatistes philosophiques comme William James et Charles Peirce s'avéreront également être des sources importantes de réflexion.
Michael L. Raposa (Tue,) a étudié cette question.
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