Le réchauffement induit par le changement climatique transforme lentement la frontière gelée de l'Arctique en une ligne de fault stratégique du XXIe siècle. Cet article soutient que le changement climatique agit comme un catalyseur structurel de rivalité et de lutte pour des gains relatifs, intensifiant le dilemme de sécurité entre les puissances mondiales—la Russie, les États-Unis et la Chine—en ouvrant des routes maritimes et en exposant des ressources à un rythme sans précédent. L'étude analyse la militarisation de Moscou, les tactiques territoriales et les projets énergétiques ; les alliances de Washington et certains de ses propres postures de dissuasion et de liberté de navigation ; et la diplomatie économique et scientifique de Pékin en accord avec le néoréalisme comme indicatif des luttes pour des gains relatifs plutôt que d'une gouvernance coopérative. Les formes modernes de militarisation, soutenues par des postures de blocs, rappellent la période de la guerre froide ; cependant, la compétition arctique aujourd'hui se distingue par sa multipolarité, la Chine émergeant comme le troisième acteur, et les institutions jouant un rôle limité. L'étude conclut que, bien que l'Arctique ne soit pas susceptible d'évoluer vers une guerre froide à grande échelle 2.0, il continuera à être façonné par un dilemme de sécurité géré, marqué par des tensions persistantes, une militarisation continue, et les impacts structurels du changement climatique.
Qaddus et al. (Mar,) ont étudié cette question.