Sur le dessin comme pratique de l'entre-deux au sens du concept japonais ma. En utilisant la méthode Sketch&Draw, il est démontré que le dessin n'est ni une simple représentation ni une pure invention, mais un processus dialogique entre perception, mémoire, main et monde. Des modèles neuroscientifiques tels que le codage prédictif démontrent que chaque ligne est une proposition du cerveau sur la manière dont le monde pourrait être, qui est ensuite renvoyée et affinée dans le processus de dessin. La main apparaît non pas comme un simple outil, mais comme un organe pensant, étroitement lié à la perception et à la mémoire. En se référant à la théorie de Mihály Csíkszentmihályi sur le Flow, il est montré que l'immédiateté du dessin à la main – par opposition aux procédures numériques – est décisive pour entrer dans un état où perception et action se fondent harmonieusement. Les perspectives philosophiques de Maurice Merleau-Ponty et Tim Ingold soulignent que la ligne n'est pas seulement une frontière, mais un espace de résonance dans lequel l'invisible peut devenir manifeste. Le dessin s'avère ainsi être un processus de connaissance, qui se déploie lentement, comparable à une prairie riche en espèces : imprévisible, mais non aléatoire. Dans l'entre-deux du monde et du sujet, de la ligne et du regard, émerge une forme de connaissance qui peut être comprise comme Intelligens – une troisième voie créative au-delà du contrôle et de l'impuissance. mots-clés : Le dessin comme cognition, Perception incarnée, Processus créatif, Espace de résonance, Sérendipité dans l'art, Écologie de la connaissance.
Tanja K. Hess (Mar) a étudié cette question.
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