La thèse que j'élucide et défends dans cet article est que les valeurs humaines naissent comme une réponse existentielle aux désirs péremptoires, ou aux urges humaines fondamentales, qui constituent la structure essentielle de la nature humaine, ou l'essence humaine, et que la nature humaine existe comme une potentialité dans l'organisation formelle du corps humain. Implicite dans cette thèse est qu'une compréhension adéquate du phénomène de valeur devrait être basée sur un examen raisonnable non seulement de son instantiation dans des objets ou activités esthétiques, morales ou culturelles, mais aussi sur la dynamique de sa genèse. Nous ne pouvons pas comprendre un phénomène dans la plénitude de son être de manière adéquate à moins que nous ne le comprenions en termes de sa structure, de ses hypothèses, de ses effets et des conditions sous lesquelles il prend corps. L'article se compose de deux parties. Dans la première partie, je discute du concept de potentialité avec un accent particulier sur ce que cela signifie pour la nature humaine d'exister comme une potentialité dans l'organisation formelle du corps humain. Dans la deuxième partie, je soutiens que la nature humaine est essentiellement une puissance. Sa structure de base est composée de désirs péremptoires : intellect, affection et volonté. Leur unité vivante constitue la structure essentielle de la nature humaine. Les objets vers lesquels ces désirs se dirigent sont les valeurs humaines : esthétiques, religieuses, cognitives, morales, culturelles et individuelles. Elles émergent en tant que potentialités dans le corps humain, en tant que schémas dans les expériences humaines, et en tant que sens dans la vie humaine.
Michael H. Mitias (Sat,) a étudié cette question.