Cet article examine la relation complexe entre la cuisine et la préservation culturelle dans la littérature cachemirie, en se concentrant particulièrement sur Scattered Souls (2017) de Shahnaz Bashir. À travers des descriptions évocatrices des rituels culinaires, des plats traditionnels et des festins communautaires, les récits de Bashir mettent en avant la cuisine cachemirie comme un lieu de mémoire, d'identité et de résilience. L'article explore comment les pratiques culinaires, telles que la préparation du Wazwan ou la recréation soignée des repas quotidiens, servent d' dispositifs mnémotechniques qui relient les individus à leur héritage ancestral et à leurs liens familiaux. En soulignant la richesse sensorielle de la nourriture — son goût, son arôme et sa texture — le récit souligne comment ces éléments déclenchent des souvenirs et soutiennent la continuité culturelle, en particulier en temps de déplacement ou de changement social. Plutôt que de s'appuyer sur des déclarations ouvertes d'identité culturelle, la littérature utilise les subtilités de la vie domestique pour révéler le pouvoir durable de la nourriture dans la formation de la mémoire collective. Cette étude affirme que la nourriture dans les écrits cachemiris fonctionne comme un symbole silencieux mais puissant, favorisant le sentiment d'appartenance et ancrant la tradition dans le paysage évolutif de la société cachemirie. En fin de compte, l'article démontre que la cuisine n'est pas seulement une subsistance mais un répertoire vital de signification et d'identité dans la culture cachemirie.
Mme Syed Anjum (Mercredi,) a étudié cette question.