Alors que le monde continue de se globaliser et que la perte culturelle s’accroît, les pratiques artistiques traditionnelles peinent à maintenir une pertinence culturelle. La musique classique hindoustani et son système de Raga ont servi d'archive culturelle importante qui préserve le savoir oral, l'expression émotionnelle et un sentiment d'appartenance à travers les générations. Cependant, les générations plus jeunes se sont de plus en plus éloignées de ces traditions. Parallèlement, les communautés diasporiques recherchent des moyens de se reconnecter à leurs racines culturelles. La musique, en tant que pratique culturelle dynamique, est à un tournant critique. Cette recherche envisagera la question du désengagement culturel en explorant comment la musique classique hindoustani cultive l'identité, l'appartenance et la signification pour la musique hindoustani, non seulement en Inde mais aussi au sein des communautés indiennes diasporiques et mondiales. Cette recherche s'interrogera également sur la capacité des pratiques pédagogiques traditionnelles et des pratiques numériques à rester pertinentes dans la musique basée sur le Raga. À travers une lentille ethnomusicologique, l'étude combine des interviews ethnographiques avec des praticiens de la musique et des étudiants en musique, une analyse des baithaks virtuels et des plateformes éducatives en ligne, ainsi que des expériences de terrain issues de performances en direct réalisées en Inde urbaine et à travers le monde. Les résultats suggèrent que bien que la guru–shishyaparampara représente un canal précieux pour la profondeur et l'authenticité, les modèles axés sur la technologie - applications de riyaz, masterclasses virtuelles et groupes de discussion sur les réseaux sociaux - génèrent un nouvel intérêt pour la musique chez les jeunes (nouveaux citoyens technologiques). Le Raga est plus qu'une simple ressource de mélodies ; il représente une connexion émotionnelle, culturelle et communautaire. L'article conclut en affirmant que lorsque la musique classique hindoustani est adoptée à travers des modes et des méthodes éthiques, collaboratives et mixtes, elle peut combler les écarts générationnels, réactiver le savoir culturel et renforcer les identités au sein des communautés formées en diaspora et de la connectivité numérique. Cette étude contribue à nos discussions sur la durabilité culturelle, la décolonisation et l'importance du savoir indigène dans les systèmes éducatifs contemporains.
Narayan et al. (Mon,) ont étudié cette question.