Résumé Le Nonet de Louise Farrenc, qui fait allusion à la Troisième Symphonie de Beethoven, a été créé avec des critiques positives en 1850. À peu près à la même époque, Farrenc a réussi à obtenir que son salaire en tant que professeur de piano au Conservatoire de Paris soit égal à celui de ses collègues masculins. En effet, une grande partie de la carrière de Farrenc consistait à contester subtilement les normes de genre et les limites sociales de la France du XIXe siècle. Dans cet article, j'examine la carrière de Farrenc en termes de pratique féministe française du XIXe siècle. J'analyse le contexte sociohistorique de Farrenc pour démontrer comment elle a navigué et subverti les normes de genre, et j'examine les carrières de ses étudiants du Conservatoire pour illustrer son soutien aux étudiantes, leur offrant des opportunités d'instruction et de performance. Enfin, je considère le Nonet de Farrenc comme un défi musical aux rôles de genre normatifs, un clin d'œil à la popularité déclinante de son collègue et rival Henri Herz, et une réponse à la Révolution de 1848.
Jillian C. Rogers (Mon,) a étudié cette question.