Contexte Bien que de nombreuses études aient indiqué que des facteurs psychosociaux contribuent à l'hypertension et que l'adversité durant la petite enfance soit associée à des séquelles mentales et physiques défavorables à long terme, l'association entre l'adversité précoce et l'hypertension ultérieure n'est pas bien étudiée. Méthode Des données provenant de 10 pays participant aux enquêtes mondiales sur la santé mentale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) (N = 18 630) ont été analysées pour évaluer la relation entre l'adversité durant l'enfance et l'hypertension à début adulte, telle qu'évaluée par auto-évaluation. L'effet médiateur potentiel des troubles dépressifs-anxieux à début précoce, évalués par la version de l'enquête WHM de l'entretien diagnostique international (WMH-CIDI), sur la relation entre l'adversité précoce et l'hypertension a également été examiné. Résultats Deux adversités ou plus durant l'enfance, ainsi que des troubles dépressifs-anxieux à début précoce, étaient significativement associés à l'hypertension. Une gamme d'adversités spécifiques durant l'enfance, ainsi que la phobie sociale à début précoce et la panique/agoraphobie, étaient significativement associées à l'hypertension. Dans des analyses multivariées, la présence de 3 adversités ou plus durant l'enfance était associée à l'hypertension, même lorsque la dépression-anxiété à début précoce ou actuelle était incluse dans le modèle. Conclusions Bien que la prudence soit requise dans l'interprétation des données d'auto-évaluation sur l'hypertension à début adulte, les résultats de cette étude renforcent davantage la base de preuves concernant le rôle des facteurs psychosociaux dans la pathogénèse de l'hypertension.
Stein et al. (Mon,) ont étudié cette question.