Cette étude a examiné l'impact du capital organisationnel (CO) sur la rigidité des coûts des entreprises japonaises et a analysé si cet effet varie en fonction de l'ampleur des changements de ventes. En utilisant 12 727 observations de firmes-années provenant d'entreprises cotées à la Bourse de Tokyo entre 2007 et 2024, nous avons estimé la valeur économique du CO en capitalisant et en amortissant les dépenses de vente, générales et administratives (SG&A), puis nous avons classé les entreprises en groupes à forte et à faible CO en fonction de la médiane. La rigidité des coûts a ensuite été comparée entre les groupes en utilisant les modèles de base, ABJ et étendus, avec des vérifications de robustesse basées sur le CO ajusté et des modèles à effets fixes à double sens. Les résultats indiquent que les entreprises à fort CO présentent une rigidité des coûts plus forte, tandis que les entreprises à faible CO affichent une rigidité plus faible ou insignifiante. L'effet dépend de l'ampleur des fluctuations des ventes : la rigidité est prononcée lors de petits changements mais diminue ou disparaît lors de chocs plus importants. Dans l'ensemble, cette étude contribue en soulignant le rôle des ressources organisationnelles dans la formation d'un comportement asymétrique des coûts, en élargissant les explications au-delà des coûts d'ajustement ou des incitations managériales, et en fournissant de nouvelles preuves du Japon, où les entreprises affichent généralement une rigidité des coûts indépendamment du niveau de CO, reflétant des contextes institutionnels et culturels.
Hosomi et al. (Thu,) ont étudié cette question.