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Introduction La catégorisation implique de regrouper des informations pour faire des inférences et étayer de nouvelles décisions. En laboratoire, les tâches d'apprentissage de catégories impliquent généralement des essais et erreurs où les participants ont pour consigne de classer des stimuli et d'apprendre grâce au feedback. Ici, nous avons testé au cours de deux expériences si les individus peuvent acquérir des connaissances sur les catégories de manière incidente en associant les membres d'une catégorie à d'autres informations elles-mêmes structurées, et comment cela se compare à l'acquisition directe de connaissances catégorielles par le biais d'un entraînement à la classification basé sur le feedback. Méthodes Les sujets ont été entraînés à mémoriser des associations spécifiques composées d'animaux de dessin animé associés à des scènes d'arrière-plan spécifiques à l'animal. Les animaux présentés sur des scènes de forêt vs de montagne appartenaient à deux catégories fondées sur des prototypes, mais cela n'a pas été communiqué aux participants. L'apprentissage spontané des catégories a été testé en demandant aux participants de deviner l'habitat (montagnes, forêts) pour des animaux de dessin animé anciens et nouveaux, sans feedback. Résultats Nous avons constaté que les participants ont spontanément acquis des connaissances catégorielles, montrant une grande précision de catégorisation pour les nouveaux animaux, comparable à celle d'un groupe ayant suivi un entraînement traditionnel à la classification basé sur le feedback avec les mêmes stimuli. L'analyse des stratégies a montré que la majorité des participants des deux groupes ont extrait la tendance centrale des catégories, bien qu'une proportion un peu plus importante de sujets se soit appuyée sur la mémoire d'exemplaires d'entraînement spécifiques après un apprentissage par paires associées. Des données partielles ont soutenu l'hypothèse selon laquelle les connaissances généralisées ont émergé aux dépens de la mémoire des associations spécifiques animal-scène. Discussion Ces résultats montrent que, malgré l'objectif de mémoriser des informations spécifiques nécessitant une différenciation des stimuli au sein des catégories, les sujets peuvent acquérir spontanément des connaissances catégorielles, généralisables à de nouveaux stimuli d'une manière comparable à un entraînement traditionnel à la classification supervisée. Ce travail apporte de nouveaux éclairages sur la façon dont l'apprentissage des catégories peut s'opérer dans des conditions plus naturalistes.
Houser et al. (Thu,) ont étudié cette question.
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