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Introduction. Cet article est le premier à réaliser une analyse comparative de deux modèles économiques, reflétant des aspects précédemment peu étudiés des processus d'échange et de consommation. Un lien est établi entre le paradigme archaïque d'abondance et la théorie postmoderne du capitalisme de production illimitée. Analyse théorique. Selon Daniel M. Bell (The Economy of Desire: Christianity and Capitalism in a Postmodern World), l'économie du désir repose sur le dépassement de l'approche de la rareté dans les processus de production et d'échange. Le but principal de cette économie devient la formation de désirs de consommation, et non la création de bénéfices. L'approche décrite par Bell est basée sur l'idée d'abondance des ressources. Cela le rapproche de l'économie du don, qui, comme l'écrit J. Bataille («La Part maudite»), vise à se débarrasser de l'attachement aux biens matériels à travers la transcendance. L'acte de donner est un gaspillage dont seuls ceux qui n'ont pas peur de la rareté sont capables. Conclusion. L'auteur conclut que l'économie du désir, bien qu'elle surmonte la rareté, est néanmoins orientée vers l'immanence, puisque les désirs forcent à se concentrer sur soi-même et ses états actuels. Dans le monde moderne, ces deux modèles sont simultanément en concurrence, car ils ont des attitudes incompatibles entre elles, et coexistent, alors que le système capitaliste devient plus diversifié et nécessite de nouvelles façons de relations entre les sujets.
Alexandra D. Vorobeva (Mon,) a étudié cette question.
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