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Cet article traite d'une question importante mais jusqu'à présent inexplorée : les contacts personnels des dirigeants de l'Église russe avec les représentants de l'élite politique. Jusqu'à présent, l'étude de cette question a été limitée à l'énumération des dons aux monastères. Cet article montre que certains dirigeants ecclésiastiques (l'évêque de Novgorod (1526–1542), le métropolite (1542–1563) Makarii, l'archevêque de Novgorod Feodosii (1542–1551) et peut-être d'autres) ont établi et soutenu des contacts avec des laïcs influents (les princes Shuisky, Obolensky, Rostovsky, Bulgakov, avec les Morozov, Shein, etc.). Ces relations étaient facilitées par l'existence d'un double système de gouvernement local – séculier et ecclésiastique. Dans certains cas, les évêques ont établi des relations avec les gouverneurs et les voïvodes envoyés chaque année de Moscou. Ces contacts n'ont pas cessé lorsqu'ils sont revenus à la capitale : les évêques leur ont écrit et leur ont envoyé des cadeaux. Cette collaboration était mutuellement bénéfique. D'une part, les évêques étaient soutenus par des personnes influentes à Moscou. Cela était particulièrement nécessaire pendant les périodes d'instabilité (l'enfance d'Ivan IV, le règne de Fiodor Ivanovitch), lorsque les princes Shuisky et Godunov pouvaient influencer les nominations dans l'Église. Les relations avec les représentants de la noblesse élargissaient les possibilités administratives des évêques lorsqu'il était nécessaire de défendre les intérêts du diocèse. Par exemple, elles ont permis à l'archevêque de Novgorod de soulager les représentants de la classe de service des lourdes obligations sur les frontières sud. D'autre part, l'attention des dirigeants ecclésiastiques, qui avaient une immense autorité au Moyen Âge, pouvait flatter les membres du Conseil royal (Douma). L'élite ecclésiastique pouvait à la fois apporter un soutien moral en cas de décès de proches et faire des demandes auprès de la cour pour des aristocrates jugés coupables aux yeux du gouvernement. L'étude est basée sur des sources chroniques et juridiques, des dossiers d'objets d'art ecclésiastique, le livre des dépenses du Palais de Sainte-Sophie pour les années 1547-1548. L'auteur utilise des méthodes d'étude des sources historiques, qui aident à reconstituer le tableau du passé à partir de témoignages fragmentaires et contradictoires.
Andrey Usachev (jeu,) a étudié cette question.