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Objectif : L'hypertension sensible au sel (HSS) touche environ la moitié de la population hypertendue, augmentant le risque de complications vasculaires. Les mécanismes pathophysiologiques sous-jacents de l'HSS restent complexes et doivent être entièrement élucidés. Nos recherches antérieures ont identifié des facteurs génétiques contribuant à la sensibilité au sel de la pression artérielle (SSBP), en particulier impliquant des gènes régulant le volume et la pression artérielle. Nous avons également observé une réponse vasculaire périphérique améliorée à l'angiotensine II chez les humains ayant une hypertension sensible au sel. Étant donné le rôle crucial du récepteur de l'angiotensine II de type 1 (AT1R ou AGTR1) dans la régulation de la pression artérielle et du volume intravasculaire, nous avons émis l'hypothèse d'une association génétique entre AGTR1 et SSBP. Méthodes : Notre étude a impliqué 240 individus d'ascendance européenne de la cohorte HyperPATH, examinés sous des conditions de sel diététique restreint et élevé. Nous avons utilisé une approche de variant mononucléotidique de balisage pour génotyper les participants au niveau d'AGTR1. Résultats : Notre modèle de régression a révélé une association significative entre la variante rs2638355 (A/G) et la pression artérielle systolique sensible au sel (SS-SBP), et rs2638355 a augmenté l'expression génique d'AGTR1. Notamment, les porteurs de l'allèle de risque de la variante régulatrice non codante rs2638355 ont présenté une pression artérielle systolique plus élevée sous des conditions de régime riche en sel que les individus porteurs de l'allèle non-risque. Une analyse stratifiée par sexe a montré que cet effet induit par le sel sur la pression artérielle systolique était significatif uniquement chez les femmes, soulignant le rôle du sel diététique dans la modulation des effets génétiques dans ce groupe. De plus, un régime faible en sel chez ces individus a diminué la pression artérielle et annulé l'association phénotype–génotype de la pression artérielle. Conclusion : Dans l'ensemble, nos résultats pourraient aider à identifier les individus ayant une pression artérielle sensible au sel parmi les patients hypertendus, en tenant compte notamment des facteurs diététiques et spécifiques au sexe.
Tchio et al. (Jeu,) ont étudié cette question.