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Les discours queerphobiques encadrent de manière variable la nature comme définie par l'hétérosexualité reproductive ou comme définie par des désirs indomptés auxquels l'hétérosexualité civilisée promet un progrès. Cet article soutient que ces deux déterminations politicisées de la nature suivent la logique de la ‘renaturalisation’ – une stratégie qui invoque la nature et le naturel pour renforcer un processus normatif – et que l'ambiguïté des discours sur la nature provient de la construction conflictuelle de la queerness à la fois comme sociale et antisociale. Parce que la queerness oscille entre étant une identité reconnaissable et une critique de tout ce qui est social, les discours sur la nature utilisés pour justifier les ontologies hétéronormatives sont contradictoires et doivent changer en fonction du contexte de l'argument. En excavant une théorie de la renaturalisation à partir de Guy Hocquenghem, cet article suggère que la politique queer devrait prendre la nature au sérieux non pas parce que la nature est intrinsèquement progressive ou conservatrice, mais parce que cette dualité se matérialise à travers les anxiétés culturelles autour de la queerness.
Mathias Klitgård (Sun,) a étudié cette question.