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Cette recherche qualitative examine les expériences vécues des femmes iraniennes sous la loi du hijab obligatoire, en utilisant un cadre théorique sophistiqué qui fusionne le concept de bio-pouvoir de Foucault avec la théorie de l'incarnation de Merleau-Ponty. Elle enrichit également cette perspective en incorporant des théories féministes de l'incarnation, fournissant une lentille complète pour comprendre les dynamiques multiformes de ces expériences. La recherche explore comment les corps des femmes ont historiquement été un champ de bataille tant pour l'oppression que pour la résistance en Iran. En examinant les circonstances socio-politiques des femmes, l'étude met en lumière les principaux mécanismes et stratégies que le pouvoir politique utilise pour réguler et contrôler les corps des femmes. En utilisant des récits sincères issus d'entretiens approfondis avec huit femmes iraniennes âgées de 25 à 45 ans axés sur les expériences corporelles, cette recherche tisse les expériences et les résistances de ces femmes face aux lois du hijab obligatoire. Cette recherche met en évidence les profondes implications de la discipline et de la politisation des corps sur la vie quotidienne des individus. Elle examine les effets nuancés allant des pressions sociales et du pouvoir institutionnel exercé par le système éducatif aux répercussions émotionnelles et aux plaisirs non réalisés résultant de cette répression. Elle souligne comment les femmes iraniennes naviguent, perçoivent et réagissent aux structures socio-politiques qui tentent de réguler leurs corps et leurs expressions.
Leila Bostani (Sun,) a étudié cette question.