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Cet article problématise la violence basée sur le genre (VBG) comme une pratique sociale et explique son rôle en tant que mécanisme social de contrôle des corps. Basée sur une approche méthodologique mixte (combinant questionnaires, entretiens qualitatifs, groupes de discussion et observation participante) ciblant à la fois les adolescentes et les acteurs de la communauté, cette étude révèle des formes de VBG peu explorées parmi la population adolescente. Des pratiques sociales, telles que "nëpp nëppël" ou la culture du silence, masquent fréquemment la VBG au sein des familles, entravant le signalement et limitant ainsi l'accès des adolescentes aux services de santé et droits sexuels et reproductifs (SDSR) et influençant leur connaissance limitée des SDSR. Les centres d'hébergement, tels que Kullimaaroo, sont d'une importance cruciale dans ce contexte en fournissant un soutien holistique aux victimes de VBG, mais de telles structures sont rares au Sénégal. Nous concluons qu'il est nécessaire d'adopter une approche holistique tenant compte des pratiques sociales pour aborder la relation complexe entre VBG et SDSR parmi les adolescentes au Sénégal.
Sall et al. (Samedi,) ont étudié cette question.