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Cette étude analyse la productivité des prairies dans un écosystème de savane chênaie méditerranéenne, en se concentrant sur ses liens avec la disponibilité en eau. Dans ces écosystèmes contrôlés par l'eau, la préservation environnementale des prairies et la gestion durable dépendent d'une compréhension quantitative de ces liens. La productivité et le stress hydrique ont été modélisés dans le sud de l'Espagne (2001-2018), intégrant les informations météorologiques et les données du capteur MODIS dans un modèle d'efficacité d'utilisation de la lumière et un bilan énergétique de surface. Les résultats ont fourni des informations précieuses sur le comportement des prairies lors des sécheresses à différentes échelles spatiotemporelles. Lors des sécheresses les plus significatives, 2004/2005 et 2011/2012, la production de biomasse aérienne a été réduite de 42 % et 67 %, respectivement. L'analyse spatiale a identifié le côté central-est de la région, avec des pentes faibles et une couverture d'arbres modérée, comme la zone la plus productive. La classification des séries chronologiques de production de biomasse a identifié quatre tendances distinctes, toutes montrant des relations décalées avec des pentes similaires entre la production et les anomalies d'évapotranspiration relative. L'analyse saisonnière a mis en évidence l'importance de l'automne, représentant près de 30 % de la production annuelle de biomasse, ce qui était essentiel dans les années avec des déficits d'eau au printemps. La méthodologie proposée fournit des courbes de production de prairies en exploitation en fonction de la disponibilité en eau (plage max-moyenne-min avec une erreur moyenne de 15,5 %). Avec les données de prévision météorologique, cela pourrait aider les agriculteurs à décider du niveau optimal d'intensification de la gestion et de taux de chargement. Bien que la spécificité régionale puisse limiter l'applicabilité directe de l'étude, ce schéma offre des indicateurs précieux qui pourraient être adaptés à d'autres zones sous des conditions de pénurie d'eau.
Muñoz-Gómez et al. (Jeu,) ont étudié cette question.