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Objectif : La prévalence de la schizophrénie résistante au traitement (SRT) chez les personnes ayant une schizophrénie au premier épisode (SPE) a été insuffisamment recherchée en Australie et à l'international. Nous avons évalué la prévalence de la SRT au sein d'une cohorte de patients atteints de SPE et comparé leurs caractéristiques sociodémographiques et cliniques à celles des patients atteints de SPE qui étaient réceptifs au traitement. Méthodes : Pendant 2 ans, nous avons rassemblé des données démographiques, cliniques et liées au traitement de tous les patients ayant un diagnostic de schizophrénie selon la CIM-10 (Classification internationale des maladies, dixième révision) qui étaient actifs en octobre 2020 dans quatre services d'intervention de psychose précoce (SIPP) en Australie-Occidentale. Nous avons utilisé une version modifiée des critères de Suzuki et al. pour diagnostiquer la SRT. Les données ont été analysées en utilisant des statistiques descriptives, le test U de Mann–Whitney, le test t de Student et la méthode du taux de fausse découverte. Résultats : La prévalence de la SRT parmi les 167 patients diagnostiqués avec SPE était de 41,3 %, et les taux ne différaient pas significativement entre les services (p = 0,955). Les personnes du groupe SRT étaient moins indépendantes (p = 0,011), avaient un chômage plus prolongé (p = 0,014) et étaient plus susceptibles de percevoir une pension d'invalidité (p = 0,011) par rapport au groupe réceptif au traitement. De plus, elles avaient une sévérité des symptômes plus élevée (p = 0,002), une durée des symptômes psychiatriques plus longue (p = 0,019), plus d'hospitalisations (p = 0,002) et des durées d'admission cumulées plus longues (p = 0,002). Conclusions : Notre étude a révélé que la résistance au traitement par les antipsychotiques est fréquente chez les personnes ayant une SPE prises en charge dans les SIPP. Notamment, elle établit une association entre la SRT et une sévérité clinique accrue ainsi qu'un fardeau psychosocial et lié au traitement. Ces résultats soulignent l'impératif d'une détection précoce de la résistance au traitement et d'interventions spécialisées et opportunes pour cette condition dans les services de santé mentale.
Detanac et al. (Mer,) ont étudié cette question.