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Résumé Les féministes soutiennent depuis longtemps que les émotions ont leur place en politique. La colère, en particulier, est souvent considérée comme jouant un rôle crucial pour alerter les gens sur l'oppression et motiver la résistance. Le but de cet article est d'élaborer ces affirmations et de définir une conception de la valeur politique de la colère. Ce faisant, je m'oppose à la vision selon laquelle la colère n'est précieuse que si et parce qu'elle exprime un jugement moral solide. Au lieu de cela, nous devons voir la rage, tout d'abord, comme simplement une réponse à la frustration de ses objectifs pratiques dans le monde - il n'est pas nécessaire que ce sentiment soit moral ou juste pour qu'il ait un potentiel politique. Deuxièmement, contrairement à ceux qui soulignent le lien de la colère avec l'amour ou les revendications pour l'égalité de dignité, j'accentue sa tendance à l'agression. Avec cette conception de la colère non moraliste, nous pouvons voir comment la rage révèle des problèmes pratiques d'une manière qui peut encourager un processus dialectique d'articulation politique et d'action organisée. Le point de vue résultant, à partir duquel on peut articuler et résister à son oppression sur la base de sa rage, n'est pas inhérent à l'expérience de la colère - au contraire, elle doit être considérée comme une réalisation politique en soi.
Jasper Friedrich (Mar,) a étudié cette question.
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