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Les personnes atteintes de surdité unilatérale (SSD) ou de perte auditive asymétrique (AHL) ont des difficultés particulières à comprendre la parole dans des situations d'écoute bruyantes et à localiser les sons. L'objectif de cette étude multicentrique est d'évaluer l'effet d'un implant cochléaire (CI) chez des adultes présentant une surdité unilatérale (SSD) ou une perte auditive asymétrique (AHL), en particulier en ce qui concerne la localisation sonore et l'intelligibilité de la parole, avec un intérêt particulier pour l'appariement de hauteur électro-acoustique. Une étude longitudinale prospective a été menée dans 7 centres de référence tertiaires européens, incluant 19 sujets SSD et 16 sujets AHL subissant une implantation cochléaire. La précision de la localisation sonore a été étudiée en termes d'erreur quadratique moyenne et de biais signé avant et après l'implantation. La reconnaissance de la parole en silence et les seuils de réception de la parole dans le bruit pour plusieurs configurations spatiales ont été évalués de manière préopératoire et à plusieurs points temporels post-activation. La perception de la hauteur avec le CI a été suivie en utilisant l'appariement de la hauteur. Des données jusqu'à 12 mois après activation ont été collectées. Chez les sujets SSD et AHL, le CI a significativement amélioré la localisation sonore pour les sources sonores du côté de l’implant et donc la localisation sonore globale. La reconnaissance de la parole en silence avec l'oreille implantée s'est considérablement améliorée. Dans le bruit, un effet d'ombre de tête significatif a été trouvé uniquement chez les sujets SSD. Cependant, l'évaluation des sujets AHL a été limitée par la petite taille de l'échantillon. Aucun développement uniforme de la perception de la hauteur avec l'oreille implantée n'a été observé. Les bénéfices démontrés dans cette étude confirment et étendent le corpus existant de preuves sur l'efficacité du CI dans les cas de SSD et AHL. En particulier, il a été démontré que l'amélioration de la localisation résultait d'une précision accrue de la localisation du côté de l’implant.
Wesarg et al. (Mon,) ont étudié cette question.