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Cet article examine la figuration des sons dans le premier film de Lucrecia Martel, La Ciénaga (Le Marais, 2001), avec un accent particulier sur l’interprétation des dynamiques figurales de la dernière scène du film. Il soutient que l’idée de cinéma sonore de Gregg Hainge est pertinente pour l’analyse figural développée par Nicole Brenez, puisque Hainge montre que le domaine sonore est une sphère privilégiée pour appréhender la figuration du matériel filmique. Cela signifie également que le dynamisme essentiel du cinéma peut être clairement révélé à travers la cartographie des opérations sonores et la compréhension de la plasticité sonore. Cet article essaie de cartographier les opérations de ce type dans le film de Lucrecia Martel à travers l’isolement des figures sonores et la description de leur transfiguration. L’analyse révèle que ce film développe une relation figurale (au sens établi par Erich Auerbach) entre les sons et la source des sons, entre signifiant ambigu et signifié clair, entre impression sensorielle et expérience transcendante. Le film de Martel utilise la base même du matériel filmique – la connexion et la déconnexion du son et de l’image – pour une interprétation métaphysique de l’expérience humaine.
Gergő Nagy V. (Mar,) a étudié cette question.
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