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Depuis la fin de la guerre du Kosovo le 10 juin 1999, l'Union européenne (UE) a alloué d'importants flux d'aide publique au développement (APD) au Kosovo, y compris une aide humanitaire, une assistance technique et des subventions financières. Dans l'ensemble, ce soutien a cherché à faciliter une gouvernance démocratique responsable qui favorise des institutions « non corrompues » dans le pays. Bien que l'UE ait réalisé des avancées considérables dans cette quête, les institutions publiques du Kosovo restent rongées par la corruption, notamment les paiements d'accès, qui entravent le développement d'organes de gouvernance transparents. En conséquence, cet article effectue une analyse critique pour évaluer pourquoi l'Union européenne a été incapable de s'attaquer à la corruption généralisée au Kosovo. Il soutient que pendant la reconstruction internationale post-conflit du Kosovo, l'UE a fourni de l'APD aux élites politiques locales qui ont utilisé ces ressources pour établir des réseaux clientélistes qui sapent la gouvernance démocratique responsable. Cette situation a créé une « dépendance de chemin », rendant difficile toute réforme institutionnelle par la suite. Deuxièmement, les programmes d'APD de l'UE ont imposé des réformes orientées vers le marché qui ont nourri directement et indirectement le clientélisme lors de leur mise en œuvre.
Paul Persaud (Mar,) a étudié cette question.
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