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Les rêves sont généralement définis comme des événements involontaires et sporadiques qui surviennent chez les individus pendant leur sommeil et qui englobent des images visuelles, une activité cognitive, ainsi qu'une gamme d'émotions, de réactions et de sensations. Situés à l'interstice du réel et de l'imaginé, du significatif et du non-significatif, du conscient et du subconscient, et des mondes du sommeil et de l'éveil, ils ont souvent été abordés — sinon toujours formellement reconnus — comme des sources d'interprétation offrant un aperçu sur la vie quotidienne, les relations sociales, les paysages psychologiques et les mondes culturels de ceux qui les vivent. Cette entrée examine trois thèmes majeurs dans l'étude anthropologique des rêves en tant qu'expérience et du rêve en tant que processus. La première section considère les rêves comme des manifestations du subconscient et des dimensions intérieures des individus à travers le prisme de l'ethnopsychologie et des constructions afférentes du soi et de l'identité. La deuxième section envisage les rêves comme artefacts culturels et pratiques au travers de leur interprétation ritualisée ou dirigée par des experts. La troisième section examine les rêves dans leur relation à la religiosité, à la spiritualité et au transcendant, analysant en particulier la moralité des rêves et leur fonction comme sources de connaissance, de divination et de pouvoir. La conclusion aborde les opportunités méthodologiques et les défis qui se présentent lorsqu'on prend les rêves au sérieux en tant qu'objets d'analyse ethnographique, à la lumière des limites qu'ils semblent poser à l'approche anthropologique classique de « participant-observation ».
Sophie Chao (Jeu,) a étudié cette question.